SEP et SPORT

La SEP et le Sport ou activité physique adaptée

L’activité physique adaptée est aujourd’hui considérée comme un « soin à part
entière » pour les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP), avec des
bénéfices démontrés sur la mobilité, la fatigue, l’équilibre et la qualité de vie.
L’essentiel est de proposer une pratique régulière, sécurisée et personnalisée, qui
s’adapte aux capacités et envies de chaque patient, plutôt que l’inverse.​

Pourquoi bouger avec une SEP ?

Pendant longtemps, le sport était déconseillé par peur d’aggraver les symptômes,
notamment à cause de la hausse de la température corporelle. Les études récentes
montrent au contraire qu’une activité physique régulière, dosée et encadrée
n’aggrave pas la maladie et peut même réduire certains symptômes au quotidien.​
L’inactivité expose à une perte musculaire, à plus de raideurs, à un
déconditionnement cardio-respiratoire et à un isolement social, facteurs qui pèsent
lourd sur l’autonomie et le moral. L’activité physique adaptée est ainsi intégrée dans
les recommandations de prise en charge de la SEP, en complément des traitements
médicamenteux.​
Principaux bénéfices pour les patients
Les bénéfices se situent à la fois sur le plan physique, fonctionnel et psychologique.

  •  Amélioration de la force musculaire, de la mobilité, de l’équilibre et de la
    coordination, ce qui limite les chutes et aide dans les gestes du quotidien (se
    lever, marcher, porter, etc.).​
  •  Réduction de la spasticité et des raideurs, avec un assouplissement des
    muscles et un meilleur confort articulaire.​
  •  Diminution de la fatigue dite « symptomatique », à condition de respecter les
    temps de récupération et d’adapter l’intensité.​
  •  Effets positifs sur l’humeur, l’anxiété, certains symptômes dépressifs et la
    perception globale de la santé.​
  •  Maintien de l’autonomie, de la confiance en soi et du rôle actif du patient dans
    la gestion de sa maladie.​

 

Des programmes associant activité physique adaptée et accompagnement en
psychologie du sport montrent également une diminution de la fatigue cognitive et
des symptômes anxieux et dépressifs sur plusieurs semaines.​

Quels types d’activités privilégier ?

Il n’existe pas « un » sport idéal, mais des activités à choisir selon les envies, les
capacités et le niveau de handicap. L’important est que l’activité soit plaisante,
régulière et adaptable d’une séance à l’autre.​
Parmi les activités souvent recommandées :

  •  Activités d’endurance modérée : marche, marche nordique, vélo ou vélo
    d’appartement, natation, aquagym, mouvements rythmés en position assise.​
  •  Renforcement musculaire doux : exercices ciblés pour les membres

supérieurs et inférieurs, travail du tronc, avec ou sans petit matériel, au sol,
assis ou debout selon l’équilibre.​

  •  Travail de l’équilibre et de la coordination : exercices de transfert de poids,
    appuis variés, parcours simples, éventuellement inspirés de la kinésithérapie.​
  •  Mobilisation articulaire, respiration et relaxation : pour préserver les
    amplitudes, mieux gérer le stress et favoriser la récupération.​
    Certaines personnes en fauteuil peuvent aussi pratiquer des activités adaptées
    comme le handisport (fauteuil, équitation adaptée, tennis, etc.), en tenant compte
    des contre-indications individuelles.​
Comment pratiquer en sécurité ?

La SEP est une maladie très variable, avec des fluctuations de fatigue, de douleur et
de symptômes moteurs ou sensitifs. La pratique doit donc être ajustée à chaque
séance, en lien idéalement avec le médecin, le kinésithérapeute ou un professionnel
formé en activité physique adaptée (APA).​
Quelques repères couramment proposés pour les maladies chroniques, adaptables à
la SEP :

  •  Viser une activité d’endurance régulière (par exemple, 2 à 3 séances
    hebdomadaires de 20 à 30 minutes, fractionnables en petites séquences) à
    intensité modérée.​
  •  Ajouter du renforcement musculaire 2 fois par semaine, sur de courtes séries,
    avec pauses fréquentes.
  •  Surveiller la fatigue : un délai de récupération plus long est habituel chez les
    personnes atteintes de SEP, ce qui impose d’écouter les signaux du corps et
    de ne pas rechercher la performance.​
  •  Adapter l’environnement : éviter la chaleur excessive, prévoir des temps de
    repos, s’hydrater correctement et sécuriser les déplacements pour limiter le
    risque de chute.​
Le rôle d’une association comme Ruban Bleu & Co

Une association peut être un maillon essentiel pour rendre l’activité physique
accessible, conviviale et rassurante. Elle peut :​

  •  Informer les patients et leurs proches sur les bénéfices de l’activité physique
    adaptée, en relayant les recommandations officielles et les ressources locales
    (médecins, kinés, enseignants APA, clubs labellisés sport-santé).​
  •  Proposer ou co-construire des ateliers d’activité physique adaptée (séances
    découvertes, cycles d’initiation, sorties douces) en lien avec des
    professionnels formés.​
  •  Créer du lien social : pratiquer à plusieurs, partager ses difficultés et ses
    réussites, trouver de la motivation dans un cadre bienveillant.​
  •  Aider financièrement a la pratique d’une activité physique adaptée, sportive,

en club, auprès d’une maison de sport santé, en salle …. Afin de donner l’élan

nécessaire et un coup de pouce pour se lancer.

Pour Ruban Bleu & Co le sport/sport adapté, n’est pas forcément synonyme de défi
ou de performance, au contraire pour nous c’est une merveilleuse ressource pour
faire changer le regard sur la SEP et soutenir concrètement les patients dans leur
parcours de vie.

CHOISIR SON ACTIVITÉ PHYSIQUE ?

Le choix de l’activité physique dépend de vos envies, de vos attentes et des adaptations réalisables par rapport à l’activité choisie. Selon le niveau de handicap, différentes activités pourrons être proposées : pratique d’un sport dans un club classique ou adapté au handicap ou simplement une activité physique pratiquée en famille ou entre amis.

Le choix sera également adapté à l’objectif : détente, performances physique ou compétition. La fréquence de la pratique exerce sur les performances physiques une influence plus grande que la durée des séances.

Il est donc préférable de pratiquer régulièrement et modérément (2-3 séances par semaines espacées d’un à deux jours de repos) sur une durée courte (20-30 min) et de favoriser les activités d’endurance. Néanmoins, il est important d’en parler avec votre neurologue et un médecin rééducateur pour mettre en place un programme adapté à vos besoins.

Ainsi, il est conseillé de pratiquer une activité physique ou sportive pour les personnes atteintes de SEP. La fréquence de la pratique dépendra de la sensibilité à la fatigue, de la capacité de récupération et surtout de votre vie quotidienne.

Plus d’infos par ici : ARSEP-Fiche sclérose en Plaques et Activité physique

logo ruban bleu200px

RUBAN BLEU & CO

Association d'activités physiques adaptées
pour la lutte contre la Sclérose En Plaques

© RUBANBLEU&CO - 2021- TOUS DROITS RÉSERVÉS